L’ICA publie un nouveau rapport de synthèse à la COP15 et affirme que « La restitution des terres » est une solution climatique
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE 14 décembre 2022
Tiohtià:ke | Montréal, CANADA - Des défenseurs des terres autochtones de l'Île de la Tortue (Amérique du Nord) et d'Abya Yala (Amérique latine) se sont réunis à la COP15 de la CDB pour affirmer la « restitution des terres » comme solution à la crise climatique et à la perte généralisée de biodiversité.
« En tant que peuple autochtone mapuche, le contrôle territorial, ou la récupération des terres, est fondamental pour la reconstruction de notre nation et des ngen – les êtres spirituels qui contribuent à l’équilibre de notre Ñuke Mapu, notre Terre-Mère », explique Yaroslava Montenegro . « Cet acte de souveraineté est de plus en plus criminalisé : Wallmapu, le territoire mapuche, est en état d’urgence depuis près d’un an et les défenseurs des terres mapuches purgent de lourdes peines pour avoir défendu leurs terres. Nous devons nous unir et nous rassembler avec les prisonniers politiques mapuches présentement en grève de la faim, et défendre le droit de nos communautés à rebâtir leurs nations en toute autonomie. »
Des pipelines aux vallées chimiques en passant par les plantations forestières, les communautés autochtones subissent une perte considérable de terres et de ressources, conséquence des politiques extractives des gouvernements et des intérêts capitalistes à travers le monde. Qu'ils prétendent être progressistes ou non, les États membres de l'ONU réunis à la COP15 sont les principaux responsables de la dépossession des terres des peuples autochtones. « Notre existence même, en tant que peuple autochtone, dépend de la riche biodiversité de notre terre natale », déclare Sleydo’ Molly Wickham.
Vaness Gray ajoute : « Nos traditions et enseignements autochtones sont profondément enracinés dans la terre. Nos droits en tant que peuple autochtone protègent la santé de notre environnement pour toutes les générations futures. Lorsque nos communautés sont confrontées à la violence industrielle, non seulement notre santé est touchée, mais aussi notre capacité à pratiquer notre culture et nos cérémonies. Les peuples autochtones s’unissent par-delà les frontières coloniales pour lutter contre les mêmes infrastructures et entreprises d’extraction ; on parle nos propres langues et on assume nos responsabilités en toute solidarité. »
Alors que les représentants des États se réunissent pour la COP15, les communautés autochtones continuent de s'opposer aux entités qui menacent notre lien à la terre et à tous les êtres vivants. Le rapport de synthèse récemment publié par Indigenous Climate Action (ICA), intitulé « Politique climatique menée par les Autochtones », souligne la nécessité de solutions davantage menées par les Autochtones, respectant leurs droits et leur souveraineté, comme solution à la crise climatique et à l'érosion généralisée de la biodiversité : « Le retour à la souveraineté autochtone est la clé pour retrouver l'équilibre avec le monde naturel. Nous devons nous rappeler qu'en tant que peuples et nations autochtones, notre souveraineté est indissociable de celle de nos terres et de nos eaux. »
Pour les peuples autochtones, la biodiversité signifie la restitution des terres. Cela signifie défendre leurs droits et libérer les terres de l'emprise des économies extractives qui monnayent nos terres et nos ressources en eau.
Ellen Gabriel affirme : « Le droit des peuples autochtones à l’autodétermination doit être respecté pour que la communauté internationale comprenne que l’enjeu va bien au-delà du simple aspect économique. Il s'agit de bâtir un legs d'espoir pour les générations futures, pour la jeunesse et les enfants de notre belle Terre Mère. L'argent ne sauvera pas la biodiversité de notre planète. Seul un changement de mentalité est nécessaire pour saisir l’interdépendance et le lien qui nous unissent à toute forme de vie, et pour réaliser que nous faisons partie intégrante de la biodiversité, et non que nous en sommes séparés . »
Le rapport de l'ICA note également que les peuples et les nations autochtones doivent « se montrer solidaires selon leurs propres termes, enracinés dans leurs propres souverainetés et relations, afin de créer un contexte politique où la restitution des terres est non seulement possible, mais inévitable. »
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Plus d'informations sur l'événement et le rapport :
Le point de presse sera diffusé en direct de la COP15 de la CBD à 14 h (heure de l'Est), le mercredi 14 décembre 2022.
Contacts médias :
Rosalyn Boucha, Action climatique autochtone
rosalyn@indigenousclimateaction.com | +1 204 223 2927
Ada Recinos, Amazon montre
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Fernanda Botolotto, Articulation des peuples autochtones du Brésil
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Jennifer Wickham, coordonnatrice des médias du point de contrôle de Gidimt'en
yintahaccess@gmail.com | +1 778 210 0067

